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Archive for décembre 2011

Lorsqu’un événement survient dans un établissement de santé, qui laisse des traces pour la vie, il existe peu de place à l’excuse. Il m’arrive souvent d’être sollicitée pour des situations où l’irrémédiable est arrivé dans le cadre de soins et services de santé.

Dans l’échelle de la gravité des accidents en milieu de soins, il y a l’oubli d’une compresse dans une cavité opératoire lors d’une intervention chirurgicale. Il y a encore celle de l’intervention chirurgicale pratiquée sur le mauvais côté du patient. Pire encore, la transfusion sanguine à la mauvaise personne engendrant un coma temporaire, les brûlures du patient pendant une intervention chirurgicale causant des cicatrices permanentes, la section d’une artère pendant une intervention forçant l’amputation d’une partie de la jambe.

Aucune de ces situations n’est imputable à la personne qui reçoit les soins. Elles sont toutes troublantes et intolérables. Aucune ne devrait survenir dans un contexte où des soins prudents et compétents sont dispensés. Le risque devrait être réduit à zéro si tous les efforts sont faits pour en éviter leur survenance. C’est du moins l’attente de la victime et de ses proches.

Face à de tels événements, la victime, ou sa famille, vit un mélange d’amertume, de colère, de souffrances psychologiques autant que de souffrances physiques. Les excuses ne sont que de piètres remèdes. La réparation est nécessaire. Sa contestation constitue souvent l’insulte ajoutée l’erreur, qui laisse aussi son lot de séquelles. Dans ce contexte, je me questionne sur l’opportunité réelle de considérer une véritable réparation à une réclamation fondée sur une faute flagrante en milieu de soins.

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