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Archive for février 2012

Rien n’est parfait. Mais il existe un minimum raisonnable. En particulier lorsqu’il s’agit de l’intégrité et de la sécurité d’un parent. Et il est tout à fait raisonnable de ne pas tolérer qu’un proche, hébergé âgé et en perte d’autonomie, ne bénéficie pas des services les plus élémentaires, et de le dénoncer. Les personnes en centre d’hébergement ont le droit d’être confortables, bien soignées, d’avoir un dentier sur mesure, d’avoir une culotte d’incontinence changée dans un court délai, d’avoir le temps de manger, de ne pas être infantilisées.

Les centres d’hébergement sont des milieux de vie pour les personnes âgées en perte d’autonomie. Ils comportent leurs lots d’avantages et d’inconvénients. L’institution, qu’elle soit publique ou privée, doit recevoir les plaintes de ses résidents et de leurs proches, qui vivent un inconfort face aux services. Nier ce droit à la dénonciation conduit à entériner la loi du silence.

Le silence n’a plus sa place dans les milieux de soins. En 1992, la Loi sur les services de santé a intégré le droit de porter plainte. Ce droit permet à toute personne usagère des services de santé et à tout proche ou représentant légal, de rapporter des événements dérangeants ou reprochables. Cela peut aller jusqu’à la dénonciation. Pourquoi ? Tout simplement parce que le milieu de soins n’est pas à l’abri de reproche et qu’il faut diminuer les agissements qui n’ont pas leur place à l’égard des personnes qui sont dépendantes des services de santé.

La dénonciation de comportements inadéquats participe à l’ensemble des mécanismes nous permettant d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées et hébergées. Il reste un outil qu’il faut reconnaître et qui doit être encouragé et respecté. Et ce, bien qu’elle puisse comporter des inconvénients pour les administrateurs et les fournisseurs de services, la critique devrait permettre l’amélioration des soins dont nos personnes âgées ont besoin.

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