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Archive for octobre 2012

Récemment, une amie me racontait qu’elle avait consulté des spécialistes dans un grand centre hospitalier universitaire, tous plus grands patrons les uns que les autres. Vêtus de sarreaux blancs, l’allure fière, presque sportive, ils avaient de quoi impressionner. Elle est passée de l’un à l’autre : endocrinologie, médecine interne, neurologie, médecine nucléaire, neuro-ophtalmologie, orthoptique … des noms étranges qui, n’eût été de sa connaissance du milieu de la santé, l’auraient sûrement effrayée davantage. Elle a accepté des examens diagnostiques sophistiqués : tomodensitométrie, scan cérébral. Son état, une vision double s’aggravant d’une semaine à l’autre, suscitait bien de l’inquiétude.

Puis, un diagnostic a été émis par un neurologue : maladie de Graves, une maladie très rare et très grave. Vous irez voir sur internet, lui a-t-il dit. Vous devrez prendre une petite médication et me revoir dans six mois. Elle n’y a pas cru. Elle a mis en doute le diagnostic, malgré qu’elle ait senti le reproche des médecins qui désapprouvaient sa remise en question du jugement médical. Elle a persisté et refusé l’électromyogramme, un examen qui consiste à provoquer une petite décharge électrique dans un muscle. La sensation qui en résulte est forte déplaisante, me disait-elle. Son doute lui a donné raison. Le diagnostic véritable s’est avéré être une faiblesse d’un nerf crânien, laquelle se corrige aisément par un verre correcteur. Rien à voir avec la maladie endocrinienne initialement identifiée.

Après 8 semaines et une gamme d’émotions intenses, elle s’est confiée : j’avais raison de douter. Voici un exemple de l’importance de rester maître de son corps et des informations relatives à sa santé. Elle avait le droit de douter jusqu’au diagnostic final, après que tous les examens aient fourni leurs résultats.

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