Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for décembre 2012

La Cour suprêDouteme doit rendre une décision portant sur « qui décide? », de la famille ou des médecins, lorsqu’un patient, incapable d’exprimer sa volonté, souffre d’un état irréversible et sans espoir de guérison. Il faut savoir que lorsqu’une confrontation survient sur le choix de traitement, entre les professionnels de la santé et les proches du patient, elle prend rarement le chemin des tribunaux. Il est ici utile de savoir que notre système de droit au Québec valorise le choix du patient dans les décisions de soins, incluant ceux en fin de vie ou lorsqu’il n’y a plus aucun espoir. À défaut pour le patient d’être en mesure d’exprimer sa volonté, la famille est la première à être invitée à exprimer cette volonté pour et au nom du patient.

Pour les familles qui vivent une situation de fin de vie d’un proche, la question du recours aux manœuvres de réanimation ou du niveau de soins lorsque la condition devient irréversible et sans espoir vise un être qu’ils ont connu et chéri, et qui est encore vivant. Mon expérience m’enseigne que le désarroi des proches s’explique par le fait que la situation est unique pour eux et qu’ils aiment profondément la personne qu’on veut «débrancher». Leurs témoignages révèlent que l’acceptation de l’irréversibilité et de l’issue fatale prend un certain temps.

Pour les professionnels de la santé, leurs connaissances leur permettent de prévoir l’issue probable de la condition du patient. Les examens et analyses les éclairent dans leur appréciation de la condition de «leur» patient. Ils peuvent plus facilement conclure que les soins sont devenus inutiles dans le contexte. Ils entrevoient habituellement les conséquences prévisibles sans toutefois pouvoir les expliquer clairement à la famille en détresse. À leur point de vue, la cessation de traitement devient la seule alternative.

Pourtant, la vie est imprévisible. Le poids du point de vue de la famille reste incontournable. Il faut assurer qu’il soit préservé et respecté. En effet, les professionnels demeurent des maillons utiles et nécessaires aux soins du patient mais ils doivent participer et non pas imposer leur autorité. Il m’apparaît essentiel que les tribunaux assurent la primauté du choix de la personne et de ses proches dans toutes les décisions de soins.

Read Full Post »